Notre-Dame qui étiez en feu.

20 avril 2019

 

Emoi, Emoi et Moi…

Jacques Dutronc pourrait nous refaire la chanson.

La générosité des uns est une offense aux autres.

La sensibilité à une cause serait la négation des autres causes.

L’importance d’un don serait ostentatoire.

Un don munificent serait assorti d’intentions mesquines

SI être riche est honteux, alors la plus vaste majorité des Français devraient avoir honte.

Au nom de tous ces enfants qui meurent de déshydratation, de faim, dans des pays où posséder 10 euros est une fortune, 100 euros une opulence, beaucoup de Français sont milliardaires.

Faut-il donc reprocher à ceux qui défendent la cause animale de ne pas s’occuper des enfants, des vieux, des SDF ?

Devrait-on s’indigner parce que certains plantent des fleurs alors que d’autres font les poubelles ?

Il semble que beaucoup se réclamant de justice sociale, d’équité, s’émeuvent de l’émoi suscité par la catastrophe de Notre-Dame, le trouvant déplacé, source d’injustice et de « marketing » des riches.

Les riches n’ont pas besoin de la reconnaissance des moins riches.

L’indécence n’est pas de faire don de millions pour restaurer Notre-Dame ; l’indécence est de vomir injustement ses frustrations égoïstes au nom d’une idée de justice contrefaite, en parfaite hypocrisie.

Les plus véhéments sont ceux qui cultivent sans vergogne le fonds de commerce de la misère sociale.

Cette misère que les riches qui donnent du travail à beaucoup ne comprendraient pas, alors que les moustachus en vivent et même très bien.

Cette misère qui est la source de beaux discours enflammés, qui profite aux professionnels de la revendication et aux bien-pensants misérabilistes.

Cette misère qu’aucun milliardaire ne peut empêcher, mais dont beaucoup s’occupent en parfaite discrétion. S’ils étaient moins discrets, on les accuserait d’infatuation.

La lancinante sonate des donneurs de leçons incapables de changer de clé est aussi inopportune qu’importune. Car sur le fond, ce ne sont pas les millions pour Notre-Dame qui dérangent, c’est la leçon donnée par ces « riches ».

La médiocrité et sa compagne, la bêtise, sont infinies.

 

Le Parrhésiaste.

 

 

 

Pensons Français

2 septembre 2015

Lettre ouverte aux Français

Il n’y a pas si longtemps, la France a connu des heures terribles.
L’exode devant la menace Nazie a été une page terrible de l’Histoire de nos familles.
La persécution des juifs, des homosexuels, des intellectuels, et de tout de qui n’était pas « Aryens » a fait naître des vocations de « justes ». Ceux qui se sont élevés contre la pensée normative et ont pris le risque, toujours au péril de leur vie, d’aider ceux qui étaient persécutés.
Certains se demandent si, dans le passé, ils auraient été du côté des « justes » ou de celui des partisans du « chacun pour soi ».
L’heure actuelle permet d’y répondre. On nous parle aujourd’hui des « flux de migrants », comme d’un problème.
Oui, c’est vrai, nous avons un problème.
Sommes-nous des justes ou sommes-nous sous l’emprise de l’effet Lucifer, ce biais psychologique terrifiant qui rend insensible à la détresse humaine ?
Les migrants sont-ils des envahisseurs en quête de facilité ou bien sont-ils des personnes en état intense de détresse ?
Devrions nous fermer nos frontières ou tout mettre en œuvre pour les accueillir, leur permettre de vivre ?
Devrions-nous considérer que c’est leur problème ou bien que nous nous nous devons de faire partie de la solution ?
Les migrants ne sont pas des hordes sauvages en quête de facilité voulant profiter de nos systèmes sociaux. Ce sont des êtres humains confrontés à l’horreur de la guerre, menacés de mort violente.
Ils ne migrent pas par attrait du gain, ils migrent comme l’ont fait nos ancêtres pour sauver leurs vies, leurs familles.
Plutôt que de débattre de la pertinence de créer des structures d’accueil, à Calais ou ailleurs, nous devrions exiger de nos gouvernants qu’ils mettent tout en œuvre pour accueillir tous les migrants.
N’en faisons pas une affaire de gros sous… A la question « qui va payer » la réponse est évidente, ce sont les citoyens.
A la question y-a-t-il des profiteurs dans la masse des migrants, la réponse est oui, il y en a sûrement, mais ce n’est pas un argument suffisant pour abaisser tous les migrants à l’état de profiteurs et d’ajouter l’injure à la blessure pour se déculpabiliser.
Il faut du courage pour fuir, et l’Histoire nous à montré que de n’avoir pas ce courage est une condamnation à mort.
Offrons humainement une alternative. Ne laissons pas la pensée « égoïste » prendre le pouvoir.
Pensons humain.
Pensons Français.

LE PARRHÉISASTE

Les cons sont de moins en moins nombreux.

31 octobre 2014

Est-ce une bonne nouvelle ?
Il ressort d’une étude sérieuse que les cons ont des comportements grégaires pouvant trouver leur origine dans les gènes.
Le modèle du Con français moyen présente ces caractéristiques :
+ Il se lève, le matin pour aller travailler.
+ Il fait des kilomètres, en partie à pied, en partie en transports en commun, parfois s’il est très con en voiture personnelle, et s’il est con écolo en vélo.
+ Il travaille pendant les plus belles heures de la journée, pour un salaire modique (moyenne nationale proche du SMIC), se fatigue, dépense de l’argent pour son déjeuner, puis refait les kilomètres en sens inverse.
+ Il se fait retirer de son salaire en moyenne 20% de cotisations dites « sociales » dont une partie, pour rembourser la dette nationale qui augmente au fur et à mesure qu’il la rembourse. (c’est vraiment très con).
+ Sur ce qui reste, et même si les fins de mois sont difficiles, il paie des impôts, des taxes et voit les produits de base augmenter. Comme, c’est le cas, ce mois-ci pour l’électricité. 2,5%. Le con ne sait pas que cela augmente de fait la dotation au Comité d’Entreprise d’EDF (environ 600 millions d’euros) de 2,5%, puisqu’elle est calculée sur le chiffre d’affaires ( ce qui fait sur cette seule augmentation la modique somme de 15 millions d’euros).
+ Après avoir dîné, le plus souvent assez chichement (moyenne nationale), il se couche, met son réveil pour ne pas manquer de se lever et recommencer la même journée.
+ Il fait ses courses le week-end, n’ayant pas le temps en semaine, s’occupe de son domicile, et s’il est légèrement plus con que la moyenne, il engage une partie de son week-end dans des activités associatives caritatives.
+ Il prend des vacances une fois tous les deux ou trois ans, paie ses amendes pour stationnement interdit ou pour de légers excès de vitesse, respecte ses voisins, et ne fait chier personne.
Pendant ce temps là, les pas-cons, restent chez eux, touchent des indemnités, bricolent, regardent la téléréalité, reçoivent des aides de tous côtés, profitent bien de leur journée, se reposent par anticipation, pour les quelques mois où, en fin de droit, ils vont, contraints et forcés reprendre une activité. Mais ils ne sont pas cons, eux. Ils vont la reprendre juste le temps nécessaire pour reconstituer leurs droits. Comme disait Coluche, « pas cons les mecs ».
Les pas-cons ont le temps et le loisir de faire des enfants, alors ils en font.
Les pas-cons ont dans la plupart des endroits des transports gratuits, des réductions significatives.
C’est pourquoi, ils sont de plus en plus nombreux, les pas-cons, et que les cons, arithmétiquement sont de moins en moins nombreux.
Car, il faut bien comprendre les statistiques officielles.
Quand le chômage augmente, le nombre de cons diminue.
Et c’est là la grande réussite de ce gouvernement. Il restera à jamais dans l’Histoire, comme celui qui a fait qu’il y a, en France de moins en moins de cons.

Et ça, c’est l’envers de la médaille, soyons positifs !

Le Parrhésiaste

Lettre ouverte à Monsieur Sapin

27 octobre 2014

Monsieur le Ministre,

La France gronde, les économistes s’inquiètent, Bruxelles vous tarabuste, et je ne vous ai pas entendu donner l’argument qui clorait les débats sur la déliquescence de la France.
Un pays au monde suscite une grande admiration. On vante son économie progressiste, avant-gardiste. On s’associe à ses douleurs, ses peines, ses difficultés, et on admire sa capacité de renaissance. On loue sa force de travail, sa formidable énergie.
Ce phénix s’appelle le Japon. L’empire du soleil levant ne cesse d’émerveiller, de surprendre, d’innover, jusque dans la criminalité.
Le Japon a une dette de 245 % du produit intérieur brut soit le taux le plus élevé du monde.
Alors, à tous vos détracteurs, dites bien haut et fort : « Nous faisons moins bien que le Japon, mais laissez-nous vous surprendre autant que lui, et cessez de nous importuner avec vos critères maastrichtiens, et préparez-vous à adorer la France. Au rythme où vont les choses, sans rien changer, nous pourrons probablement doubler le Japon dans à peine trois ans !
Allez, perdants et cassandres, critiquer l’Allemagne dont la dette est infime et l’économie en pause.
Nous sommes le pays des droits de l’homme et de la femme, et même celui des de l’Art anal, nous sommes généreux et intellectuels, et chaque semaine le Loto fait un millionnaire, c’est mieux que la Chine, en plaine croissance, qui n’en fait que 12 par an.
La sinistrose française est son seul mal, mais je veille, je veille, et foi de Sapin, nous ne réduirons pas les déficits, nous poursuivrons notre idéal, de faire de ce Pays, celui de la plus grande dette, de la plus forte dette, et devancerons le Japon, ses Samouraïs et ses obèses prétendument demi-dieux, car nous avons ici le Dieu du stade des abysses, notre modèle social ».

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes sentiments dévoués à la cause du rétablissement du moral des Français.
Le Parrhésiaste

Les excuses du Parrhésiaste

27 octobre 2014

Les derniers billets du Parrhésiaste ont été empreints de gravité, et l’on pourrait à juste titre me qualifier de pessimiste, de « déclinologue », voire de « casseur de moral ».
Désespérance rime pourtant avec espérance.
Le spectacle permanent des élites politiques, des « représentants du peuple », des médias, des syndicats, des « gens aux affaires » est affligeant, irritant, agaçant, déprimant.
J’ai lu le récent livre d’E Zemmour, et j’ai compris.
J’ai compris qu’il valait mieux laisser les spécialistes traiter de ces questions.
J’ai compris qu’il était inutile de me laisser aller à partager des réflexions maussades, alors que d’autres le faisaient avec brio.
J’ai compris qu’il vaudrait mieux me consacrer à mes études.
Alors, à toutes celles et ceux qui ont reçu les écrits du Parrhésiaste et s’en sont trouvés découragés, agacés ou révoltés, je présente des excuses sincères.
Promis, je n’écrirai plus rien de nature à ajouter de l’angoisse aux inquiétudes.
Cela présente plusieurs avantages.
Tout d’abord, j’écrirai moins souvent. Ensuite ce sera plus bref. Enfin cela fera l’occasion d’éclairer autrement les nuages.
Pour commencer, aujourd’hui, j’ai cherché quelques bonnes nouvelles. J’en ai trouvé.
Voici la liste :
• Législatives en Tunisie: le parti islamiste reconnaît sa défaite. Bonne nouvelle. Ennahda est capable de reconnaissance.
• Pauline Delpech, conseillère EELV du 17ème arrondissement de Paris et belle fille du chanteur Michel Delpech a été condamné à payer en 2013, 3157 euros d’impayés, révèle aujourd’hui Le Parisien. Comme l’ex-secrétaire d’État au commerce extérieur Thomas Thévenoud, elle ne payait pas ses factures de gaz, et ce depuis 4 ans. 3157 euros pour 4 ans ! Moins de 800 euros par an pour se chauffer, ça c’est une vraie bonne nouvelle.
• La CGT appelle les salariés des transports à une mobilisation nationale le 4 novembre pour la défense du service public et contre le « dumping social », selon la fédération CGT-Cheminots. Bonne nouvelle, on va pouvoir éponger les surplus de RTT en restant à la maison le 4/11.
• Mélenchon déclare : «Comment pouvait-on prévoir l’ampleur des mensonges de Hollande ?» Bonne nouvelle, Mélanchon commence à se poser les bonnes questions !
• Budget : Hollande tente le passage en force à Bruxelles. Bonne nouvelle, Hollande a compris que le budget ne tient pas la route !
• Bonne Nuit les petits : le joueur de pipeau est mort : Bonne nouvelle, si les adeptes du pipeau meurent, on aura bientôt des gens sérieux pour nous guider.
• George Clooney s’est remarié : Bonne nouvelle, cela ouvre des perspectives d’affaires intéressantes pour les avocats spécialisés dans les divorces « chers ».
• Michel Polnareff déclare : «J’ai aidé à changer une France puritaine coincée du cul» : Bonne nouvelle, on n’aura aucune raison de réinstaller l’œuvre contestée place Vendôme.

Le Parrhésiaste

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